Pour un passage rapide à 30 km/h : la vigilance municipale attendue

Panneau de limitation de vitesse à 30 km/h

Depuis octobre, l’association a demandé une décision municipale visant, dans un premier temps, à abaisser la vitesse maximale de 50 km/h à 30 km/h dans notre village, afin d'anticiper l'installation des équipements nécessaires à la sécurité routière.

Lors du dernier conseil municipal, la délibération du point 11 a enfin abordé le sujet : à l’unanimité, le Maire et les élus ont approuvé une étude de projet incluant les volets technique, financier et réglementaire, confiée au second adjoint et à deux conseillers.

Pendant plusieurs mandats, les alertes répétées des élus et des habitants sur les excès de vitesse et les comportements routiers dangereux sont demeurées sans suite concrète, et la municipalité persiste à minimiser leur gravité.

Or, selon l’article L 2213‑1‑1 du CGCT et les articles R 411‑8 et R 411‑4 du Code de la route, le maire dispose déjà de la compétence pour abaisser, par arrêté motivé, la vitesse à 30 km/h en agglomération, sans étude préalable.

Contrairement à cela, Monsieur le maire a fait installer des sens interdits aux entrées de nos chemins sans aucune étude, ni consultation avec les élus et aucun arrêté municipal n’a été publié.

Nous déplorons cet immobilisme d’un côté, et de l’autre, cet excès pour nos chemins: une simple décision municipale, exécutée par arrêté, suffirait à instaurer le 30 km/h, garantir la sécurité des piétons et apaiser notre cadre de vie, afin de se concentrer sur une véritable étude portant sur des actions concrètes et pérennes, au lieu de renvoyer ce dossier à un échéancier incertain. Créer un groupe de travail est souvent un moyen efficace pour repousser indéfiniment une décision.

Nous appelons le Maire à agir dans les prochaines semaines : prendre un arrêté municipal motivé, conformément aux textes en vigueur, pour imposer sans délai le 30 km/h dans le village, et d’étudier l’ensemble des mesures envisageables pour renforcer durablement la sécurité de ses administrés, et de publier dans le même temps les éléments de concertation relatifs aux sens interdits, afin d’éclairer clairement les citoyens sur les intentions et les conséquences de ces décisions.